Préserver les affranchis de la faim

07 janvier 2019

Durant leur longue captivité au Soudan, la plupart des esclaves n’ont pas seulement connu le mépris et la torture. Ils ont également tutoyé régulièrement la faim. Après leur libération, il est important que leur subsistance soit assurée à long terme. CSI leur distribue de la nourriture et des semences.



Pour la jeune Sud-Soudanaise Amiir Akol Tong (22 ans), la faim faisait partie du quotidien. Jusqu’au jour de sa libération, elle n’a presque jamais été rassasiée. Voici presque vingt ans, elle avait été enlevée et déportée au nord du Soudan (Soudan actuel). Les milices djihadistes l’avaient ensuite cédée à un maître cruel qui lui donnait pour tout repas les restes de nourriture de la famille, ce qui ne suffisait jamais pour apaiser sa faim.

Malgré la sous-alimentation qui l’affaiblissait, Amiir était forcée de travailler durement chaque jour. La pauvre fille faisait tous les efforts qu’elle pouvait, mais elle était constamment insultée et frappée. De plus, son maître Mahmud Ibrahim la violait souvent.

Amiir a pu être libérée récemment grâce à un homme d’affaires sud-soudanais travaillant pour le compte de CSI. Cet homme a ramené Amiir et d’autres affranchis chez eux, au Soudan du Sud.

Des semences pour chaque esclave libéré

CSI accorde beaucoup d’importance au fait que les anciens esclaves ne soient pas livrés à eux-mêmes après leur retour, mais qu’ils reçoivent une aide de départ et qu’ils soient intégrés dans leur communauté villageoise.

Il est très important que les esclaves libérés comme Amiir soient suffisamment nourris et qu’ils puissent devenir autonomes à long terme. Voilà pourquoi ils obtiennent à leur retour une quantité suffisante de sorgho et de cacahuètes, ainsi qu’une houe pour cultiver le sol. Une partie de ces graines est directement destinée à la consommation et l’autre sera semée, leur permettant de voir l’avenir avec sérénité.

Amiir n’est pas près d’oublier ses bienfaiteurs : « Je suis infiniment reconnaissante envers CSI et ses donateurs : la première fois que j’ai mangé à satiété et que je ne souffrais pas de la faim, j’ai eu l’impression de recevoir une nouvelle vie ! »

Reto Baliarda

N’oubliez pas de répondre à notre appel au don pour que nous puissions continuer la distribution de semences au Soudan du Sud ! Merci beaucoup.

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Mission Soudan du Sud