• Soudan du Sud

Libre après vingt-trois ans d’esclavage !

29 juin 2021

Adut Atak Deng a été enlevée et réduite en esclavage au Soudan (Nord) alors qu’elle n’avait que 7 ans. Pendant ses plus de vingt ans de captivité, craignant constamment pour sa vie, elle priait chaque jour pour que Dieu la libère. Aujourd’hui âgée de 30 ans, elle est ravie que ses prières aient été exaucées : le 12 février 2021, elle a été sauvée.



Adut était en chemin avec sa mère pour rendre visite à des proches près de la frontière avec le Soudan actuel lorsqu’elle a été attaquée et capturée par des combattants islamistes qui enlevaient des ressortissants du Sud chrétien au nom du gouvernement soudanais. Les agresseurs les ont emmenées dans le nord du Soudan. Ils ont attaché les mains de la mère et l’ont battue. Pendant la longue marche vers le nord, Adut marchait aussi vite qu’elle le pouvait pour que les ravisseurs ne la battent pas, elle aussi. « J’étais terrifiée. Les Arabes ont même menacé de nous tuer si nous ne marchions pas plus vite », se souvient-elle.

Au Soudan, Adut a été séparée de sa mère et réduite en esclavage par Mohamed Ali, un père de famille de Baram. Malgré son jeune âge, elle a tout de suite été forcée de passer ses journées à nettoyer la maison, faire la vaisselle et ramasser du bois de chauffage. Comme récompense pour son travail, elle ne recevait que le mépris. « Je n’ai rien vécu d’autre que les insultes et l’humiliation, j’étais traitée de « sale Négresse » par la famille de Mohamed », soupire-t-elle.

Alors qu’elle était adolescente, Adut a été régulièrement violée par le fils de Mohamed. Elle a également été forcée de se convertir à l’islam. Au fil du temps, Adut a eu de plus en plus de mal à supporter le traitement cruel et humiliant qu’elle endurait : « Je priais toujours pour que Dieu m’aide à retourner au Sud. »

Mais il a fallu des années avant qu’un libérateur soudanais travaillant pour le compte de CSI rencontre Adut au marché. « Il m’a demandé si je voulais venir au Soudan du Sud. Je n’arrivais pas à y croire, mais je n’ai pas eu à y réfléchir à deux fois et je l’ai suivi sur-le-champ », dit-elle en décrivant le début de sa nouvelle vie.

Avec d’autres esclaves sud-soudanais libérés, Adut a marché pendant deux semaines en direction du Sud. En chemin, ils ont souvent dû se cacher pour éviter d’être découverts par les milices soudanaises.

Adut remercie Dieu de pouvoir désormais vivre comme une personne libre dans son pays. Ses remerciements vont également à ses bienfaiteurs : « Merci, chers donateurs de CSI, de m’avoir aidée à échapper à l’esclavage. » Avec la chèvre laitière, le sorgho et le « kit de survie » de CSI, elle peut commencer une nouvelle vie pleine de promesses dans son pays d’origine.

Reto Baliarda

 

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