De l’aide pour les affamés

07 novembre 2017

Dans les bidonvilles du Nicaragua, de nombreux habitants souffrent de la faim et sont sans-abri. Les sœurs carmélites vivent au milieu du bidonville et sont un rayon de lumière dans cette misère si peu connue.



Les traces laissées par la faim ne sont pas visibles au premier coup d’œil. Ce ne sont pas des visages émaciés comme ceux que nous rencontrons en Afrique. En effet les ressortissants du Nicaragua ont un physique plutôt trapu. Pourtant, les habitants des bidonvilles souffrent non seulement de la violence, de la corruption et de la pauvreté, mais particulièrement aussi de la faim.

Au cœur de la misère

Les sœurs carmélites sont connues dans les bidonvilles de différentes villes. Elles habitent au milieu de la détresse, coude à coude avec les habitants. Elles sont donc très aimées et respectées par la plupart d’entre eux. Nous demandons à notre partenaire CSI, Sœur Guadalupe, si elles ont déjà été attaquées : « Plusieurs fois, on a cambriolé notre couvent pour voler des objets de valeur afin de les revendre ensuite. Mais on ne trouve pas grand-chose chez nous. Nous avons jusqu’ici été gardées de toute violence directe. Bien sûr, nous avons souvent besoin de beaucoup de courage pour visiter les personnes négligées dans les quartiers dangereux. Nous ne savons jamais comment les gens sous l’influence de la drogue et de l’alcool réagiront. Mais en général, les habitants des bidonvilles nous considèrent avec beaucoup de respect, même les membres des gangs dangereux. Car ils savent tous que nous venons pour faire du bien. »

Des repas réguliers

La faim est vraiment un grand problème pour les habitants des bidonvilles, notamment les enfants et les personnes âgées. C’est pourquoi nos partenaires nous ont demandé si nous pouvions financer la construction d’une salle à Puerto Cabezas, une ville au nord-est du pays. Ainsi, les sœurs carmélites pourraient y préparer des repas pour les quartiers particulièrement pauvres. Grâce à des dons généreux, nous avons pu répondre à leur demande ! À la fin de l’année, la salle devrait être prête pour offrir des repas réguliers à plus de 100 personnes du bidonville. Le contact créé ainsi avec les plus pauvres est très important. « Nous avons de la peine à réaliser que bientôt, nous pourrons nourrir tant de personnes. C’est magnifique, car cette aide est nécessaire de toute urgence », rayonne Sœur Guadalupe.

Inés Wertgen, responsable CSI pour le Nicaragua

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Mission Nicaragua