À lire et à offrir

26 novembre 2019

Des lecteurs de CSI recommandent les livres et la brochure de sœur Marie-Rose, du Dr Nabil Antaki et du Dr John Eibner, notamment comme cadeau de Noël.



Syrie – L’espoir vainqueur, sœur Marie-Rose
Un commentaire de Rachel Wirz, lectrice CSI

Ce livre m’a profondément touchée dès la première page. En lisant, j’avais l’impression de me trouver moi-même en Syrie ! Pour moi, sœur Marie-Rose est comme une mère Teresa, mais dans un contexte arabe.

Le chapitre sur les enfants soldats m’a bouleversée au plus haut point. Mère d’un garçon de 11 ans, je n’arrive guère à m’imaginer ce que ces petits bonshommes ont traversé. Mais je suis heureuse de constater que l’amour de Dieu guérit les cœurs et reconstruit des humains, même dans les pires conditions. Sœur Marie-Rose est un exemple de premier plan pour moi : elle n’a jamais abandonné, elle a toujours reçu la force de Dieu et a risqué sa vie continuellement.

Après cette lecture, j’ai eu la profonde conviction que Dieu n’avait pas abandonné la Syrie.

Les lettres d’Alep, Dr Nabil Antaki et frère Georges Sabé
Un commentaire de Françoise Lasser, lectrice CSI

Les auteurs, un médecin et un religieux mariste (congrégation catholique vouée à l’éducation) décrivent à leurs donateurs l’évolution de la situation à Alep depuis juillet 2012, lorsqu’Alep subit les premiers effets de la guerre, jusqu’à septembre 2017 quand la ville est libérée.

Le quotidien est fait d’obus, de bombes, de tirs de mortier ou de snipers, d’enlèvements et de difficultés d’approvisionnement. Lorsque des habitations sont détruites, il faut reloger les familles. Lorsque l’eau est coupée par les rebelles (plusieurs semaines de suite en été par 40 °C), il faut équiper des voitures de réservoirs-pompes pour chercher de l’eau dans des puits et la redistribuer.

Distribution quotidienne de repas chauds. Distribution mensuelle de « paniers », de lait pour les enfants, de vêtements, de chaussures, etc. Un hôpital pour « civils blessés de guerre » aide aux soins médicaux. Mais surtout, avec des bénévoles, tout un programme d’éducation est mis en place. Il faut occuper les Alépins, leur apprendre ce qui sera utile lorsque la paix sera revenue ; cela va de la lecture aux petits-enfants ou aux adultes analphabètes, à l’anglais et l’informatique pour les plus grands ados et les adultes. Pour chaque groupe, des occupations ciblées ; utiliser le temps de façon constructive pour maintenir l’espérance et diminuer le stress.

Le livre se termine sur une note d’optimisme très modérée : les dégâts matériels, physiques et surtout psychologiques sont considérables. Mais les auteurs se présentent comme des artisans de paix et d’espérance par solidarité humaine, pas par charité chrétienne. Peut-être ne veulent-ils pas heurter leurs donateurs.

Ils reprochent aux Occidentaux de s’être habitués aux décomptes de morts et de blessés, aux bombardements. Amertume de constater que les politiciens, les médias et beaucoup d’ONG ont simplement choisi l’autre camp et qu’eux, ils ne comptent pas.

J’ai admiré la ténacité des auteurs qui recommencent encore et encore, envers et contre tout. J’ai admiré leur volonté de rester à Alep alors qu’ils auraient pu partir, pour partager les souffrances de leurs concitoyens et se battre pour les aider. Mais malgré la volonté de garder espoir, la lassitude et la fatigue transparaissent dans la répétition de tous ces maux (bombes, pénuries, etc.).

Les Maristes bleus (religieux et laïcs qui portent des T-shirts bleus) poursuivent leur travail : CONTRUIRE LA PAIX.

Le Patriarcat de Moscou et l’Église persécutée au Moyen-Orient, John Eibner
Un commentaire de Boas Kaiser, lecteur CSI

Quand on évoque l’intervention russe, l’avis de la plupart des Syriens, notamment des chrétiens, est tranché. Ainsi, le patriarche de l’Église syriaque orthodoxe, Ignace Ephrem II Karim, a exprimé sa profonde reconnaissance lors d’une visite à Moscou : « L’intervention nous laisse espérer qu’une vie en paix et en sécurité reste possible pour nous dans le pays de nos ancêtres. »

Au cours des dernières années, le Dr John Eibner (CSI) a visité à plusieurs reprises la Syrie et il connaît bien la situation en perpétuelle évolution. Dans deux exposés, il explique l’arrière-plan historique de l’engagement du Patriarcat de Moscou en Syrie et la situation des chrétiens syriens. Ce faisant, l’historien qui a été invité plusieurs fois comme expert par des commissions du Congrès américain aborde également l’intervention militaire russe et l’amélioration de la situation des chrétiens syriens qui en découle, aidant ainsi au lecteur à démêler l’écheveau du conflit syrien.

Ceux qui veulent mieux comprendre le conflit syrien et la situation des chrétiens syriens doivent absolument lire cette brochure.

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Programme Moyen-Orient